Journée mondiale de la sensibilisation à l'autisme : Focus sur l'autisme féminin | Iriscare Aller au contenu
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Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme : Focus sur l’autisme féminin

À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, Iriscare veut mettre en lumière une réalité longtemps restée dans l’ombre : l’autisme féminin. En Belgique, environ 110 000 personnes sont concernées par un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Pourtant, chez les femmes, celui-ci demeure largement sous-diagnostiqué.

Pendant longtemps, l’autisme a été perçu comme un trouble essentiellement masculin, menant à une disparité dans les diagnostiques donné aux filles et aux garçons. Si l’autisme féminin reste largement sous-diagnostiqué, c’est notamment car de nombreux  symptômes passent inaperçus ches les femmes. « Les signes sont plus discrets, plus internalisés et/ou camouflés (masking), ce qui retarde ou empêche le diagnostic. Ce sont des stratégies conscientes ou automatiques pour “faire comme les autres » », explique la Professeure Véronique Delvenne, Directrice du Service de psychiatrie du bébé, de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte (HUB), au sein duquel se trouve notamment le Centre Ressource Autisme (CRA) de l’Huderf, conventionné par Iriscare.  «  Chez les femmes, l’autisme se manifeste souvent de façon plus discrète et intériorisée : un fort camouflage, une tendance à la sur-adaptation accompagnée d’une peur de déranger, d’une hypervigilance sociale ou d’un isolement discret. Cette adaptation constante entraîne fréquemment un épuisement dès le retour à la maison. Les intérêts spécifiques sont perçus comme moins « suspects » et les comportements répétitifs plus subtils, tandis qu’une importante surcompensation masque les difficultés exécutives. »

Améliorer le diagnostic passe notamment par une approche plus fine et diversifiée combinant plusieurs outils d’évaluation. Il est essentiel de sensibiliser les professionnels en les formant et en leur donnant une information claire sur les spécificités de l’autisme féminin. Une formation est aussi nécessaire, c’est le cas depuis peu pour les futurs pédopsychiatres de l’ULB. «  Le personnel du Centre Ressource autisme est aussi formé au phénotype féminin des personnes avec TSA (ndlr : trouble du spectre de l’autisme », précise Véronique Delvenne.

Le CRA porte une attention importante à ce niveau, tant dans le pre-diagnostic que le post. Une fois diagnostiquée, les femmes ne sont pas laissées seules. « Au CRA les adultes qui reçoivent diagnostic de TSA peuvent bénéficier d’un accompagnement social qui aide à la réinsertion professionnelle », explique Véronique Delvenne.

Mieux comprendre l’autisme féminin est une étape essentielle pour offrir un diagnostic plus juste et un accompagnement adapté. Grâce à la sensibilisation, à la formation des professionnels et au soutien proposé par des structures – notamment conventionnées par Iriscare – comme le CRA, les trajectoires des femmes autistes peuvent enfin évoluer positivement. En cette Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, Iriscare réaffirme son engagement : rendre visible ce qui ne l’était pas et garantir à chacune le soutien qu’elle mérite.