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FAQ – Services résidentiels

Dernière mise à jour : 24 avril 2020

Table of contents

Personnes âgées

Est-ce vraiment nécessaire de maintenir un isolement de 14 jours pour les résidents de retour d’hospitalisation ?

Nous estimons que, au regard de la propagation rapide du virus, cette mesure est essentielle afin de ralentir la diffusion du COVID19. En effet, une attention particulière doit être apportée pour les établissements qui prennent en charge des personnes à risque. Cette mesure a été établie en conformité avec les instructions du SPF Santé Publique et s’applique dans le cas où :
• Le résident de retour d’une hospitalisation présente les symptômes d’une infection respiratoire et n’a pas été formellement testé négatif au coronavirus COVID-19;
• L’hôpital autorise le retour d’un résident qui ne présente pas de symptômes d’une infection respiratoire malgré un test positif au coronavirus COVID-19.

Chaque maison de repos est tenue de prendre des dispositions afin que cette mesure d’isolement puisse être mise en œuvre :
• Utilisation des chambres d’isolement;
• Utilisation des chambres non occupées (taux d’occupation inférieur à 100%);
• Déménagement temporaire de résidents de chambres simples vers des chambres doubles afin de libérer des chambres pour les isolements;
• …

Nous comprenons que cette situation puisse être déstabilisante, mais elle est nécessaire pour la sécurité de vos résidents, étant donné que le milieu hospitalier est un environnement où le risque de contamination est élevé. Comme précisé dans la circulaire, afin de rassurer le résident, les membres du personnel sont tenus d’assurer son accompagnement, particulièrement avec les patients suivis pour des troubles de santé mentale. Le personnel affecté aux soins du résident est tenu de respecter les normes d’hygiène de base et utilisent des moyens de protection adéquats.

Qu’en est-il concernant l’admission de nouveaux résidents ?

L’admission de nouveaux résidents est fortement déconseillée et n’est autorisée que pour certaines exceptions (notamment si cela peut éviter une hospitalisation). Les personnes hospitalisées (et ne pouvant retourner à leur domicile) doivent également être accueillies, mêmes si ce ne sont pas d’anciens résidents. Et ce, afin de permettre le désengorgement des hôpitaux. Les visites de l’établissement pour de futures entrées sont interdites. Ces mesures sont prises, d’une part, pour éviter la concentration de personnes à risque. D’autre part, parce qu’il est impossible de pouvoir assurer le suivi complet d’un nouveau résident sans disposer d’informations suffisantes sur ses activités, ses déplacements et ses contacts durant les 14 jours précédant son arrivée.

Qui faut-il considérer comme visiteur essentiel ?

Seules les visites essentielles sont autorisées. Sont considérées comme visites essentielles : les visites du médecin ou d’une équipe médicale dans le cadre de soins prescrits (podologue, kinésithérapeute…), du service d’inspection de la Cocom (dans le cadre de la vérification de l’application des mesures liées au coronavirus), ou d’une équipe mandatée par lui ou par la direction pour prévenir l’épidémie ou soutenir sa gestion. De même, la visite des proches dans certains cas précis (fin de vie, état de crise du résident, visites encadrées…) peut être autorisée;

  • Suite aux mesures décidées par le Conseil National de Sécurité, des visites encadrées de proches peuvent s’ajouter à ces visites essentielles, moyennant le respect de conditions strictes détaillées dans la circulaire « Consignes aux maisons de repos et maisons de repos et de soins agréées et subventionnées par la COCOM concernant les visites encadrées »;
  • Pour les résidents en fin de vie des aménagements peuvent être mis en place en accord avec la maison de repos et les principes d’hygiène de base doivent être scrupuleusement respectés. L’établissement doit se référer aux recommandations de Sciensano;
  • Les contrôles Kappa ne reprendront qu’en date du 1er septembre 2020;
  • Les médecins généralistes sont toujours autorisés à venir dans l’établissement afin de suivre leurs patients. Ils doivent se soumettre aux précautions d’hygiène applicables aux membres du personnel;
  •  Les volontaires sont admis sur décision de la direction à titre exceptionnel. Dans ce cas, ils doivent obtenir une autorisation exceptionnelle de la direction de l’établissement pour se rendre dans l’établissement. Ils doivent se soumettre aux précautions d’hygiène applicables aux membres du personnel;
  • Les visiteurs exceptionnellement autorisés qui présenteraient des symptômes ou seraient malades (quels que soient les symptômes ou la maladie) ne peuvent pas bénéficier de ces visites essentielles;
  • Les visites d’officiers du culte sont autorisées, uniquement dans le cadre de la fin de vie d’un résident;
  • Dans le cas du décès d’un résident (se référer à la question s’y rapportant)
  • La tenue d’un registre de visites est obligatoire. Celui-ci doit reprendre les coordonnées des visiteurs (nom, prénom, adresse de domicile, téléphone et identité du résident);
  • La visite des enfants de moins de 12 ans est interdite.

Quelle attitude adopter vis-à-vis des aides à l’alimentation ?

Si ces aides sont effectuées habituellement par le personnel de l’établissement, celui-ci doit poursuivre ces tâches en tenant compte des mesures en vigueur. Si ces aides sont effectuées par des personnes externes (volontaires), elles sont admises sur décision de la direction à titre exceptionnel. Dans ce cas, les visiteurs doivent obtenir une autorisation exceptionnelle de la direction de l’établissement pour se rendre dans la MR-MRS Ils doivent se soumettre aux précautions d’hygiène applicables aux membres du personnel.

Est-ce que l’interdiction des sorties non essentielles concerne uniquement les activités organisées par l’établissement ?

Non, la circulaire stipule que les établissements résidentiels doivent « Interdire les sorties non essentielles (coiffeur, visites de contrôle chez le médecin, vacances, excursions…) ». Il n’est donc pas uniquement question des sorties non essentielles organisées par l’établissement mais bien de l’ensemble des sorties, en ce compris les sorties individuelles (courses, promenade, visite de proches,…). De ce fait, il n’est donc pas non plus possible qu’une famille emmène son proche pour une sortie. Seules les sorties vitales sont encore autorisées.

Quelle attitude prendre vis-à-vis des prestataires de soins de santé extérieurs visés dans la loi du 10 mai 2015 relative à l’exercice des professions de soins de santé qui viennent habituellement en MR-MRS ? Sont-ils assimilés à des visiteurs ?

Non, ils peuvent continuer leurs prestations. Ils doivent alors se conformer aux règles et précautions d’hygiène applicables aux membres du personnel de l’établissement.

Si l’institution décide d’appliquer des mesures plus restrictives que la circulaire, quels sont les droits des visiteurs ?

Dans la mesure où la circulaire de Iriscare est conforme à l’arrêté du 10 mars 2020 du Ministre – Président de la Région de Bruxelles-Capitale interdisant les rassemblements de plus de 1.000 personnes, les visites dans les maisons de repos, les maisons de repos et de soins et les voyages scolaires à l’étranger, le visiteur peut en exiger l’application auprès du directeur de l’établissement.
Des mesures plus strictes peuvent cependant être prises pour les résidents en situation d’isolement.

Que faire si un établissement interdit l’accès aux proches d’une personne âgée malade alors qu’elle a une note du médecin indiquant que sa présence est requise ?

Cette visite peut être considérée comme nécessaire au sens de l’arrêté du 10 mars 2020 du Ministre – Président de la Région de Bruxelles-Capitale interdisant les rassemblements de plus de 1.000 personnes, les visites dans les maisons de repos, les maisons de repos et de soins et les voyages scolaires à l’étranger.
Le visiteur devra alors se conformer aux règles et précautions d’hygiène applicables aux membres du personnel de l’établissement.

Pourquoi les inspections sont-elles considérés comme des visites essentielles ?

Compte tenu du contexte, il est évident que les inspections seront adaptés en conséquence. Nous gardons la possibilité de pouvoir procéder à des inspections nécessaires dans le cadre de la situation d’urgence liée au coronavirus.

Peut-on continuer à faire visiter l’établissement pour de futures entrées non planifiées ?

Non, ce n’est pas considéré comme une visite essentielle.

Est-il possible d’obtenir une dérogation pour les entreprises de nettoyage? Pour qui l’accès aux établissements est nécessaire et primordial pour l’hygiène de ceux-ci ?

Oui l’Annexe II de l’arrêté du Collège réuni du 3 décembre 2009 fixant les normes d’agrément auxquelles doivent répondre les établissements d’accueil ou d’hébergement pour personnes âgées et précisant les définitions de groupement et de fusion ainsi que les normes particulières qu’ils doivent respecter, vise déjà la possibilité pour une MR de recourir à des prestataires extérieurs qui sont assimilés à des membres de personnel. Pour ces prestataires extérieurs, les règles applicables aux membres du personnel le leur sont également.

Quelle attitude vis-à-vis des rendez-vous médicaux à l’extérieur ?

Pour tout rendez-vous médical, il est demandé de contacter le médecin traitant pour vérifier si ce rendez-vous est estimé nécessaire. Dans l’affirmative, il entre dans le cadre des visites essentielles. Toutes les précautions d’hygiène de base doivent être prises et dans le chef du résident et dans le chef des soignants qui l’accompagnent. La charge du transfert vers le rendez-vous médical revient à l’établissement (et pas aux familles ni aux bénévoles).

Les professionnels externes tels que kiné qui était mandaté par les familles pour traiter un résident âgé dépendant pourront-ils continuer à intervenir ?

Oui, les kinés sont des prestataires de soins extérieurs au sens de l’Annexe II de l’arrêté du Collège réuni du 3 décembre 2009 fixant les normes d’agrément auxquelles doivent répondre les établissements d’accueil ou d’hébergement pour personnes âgées et précisant les définitions de groupement et de fusion ainsi que les normes particulières qu’ils doivent respecter, qui vise déjà la possibilité pour une MR de recourir à des prestataires extérieurs qui sont assimilés à des membres de personnel. Pour ces prestataires extérieurs, les règles applicables aux membres du personnel le leur sont également.

Est-ce que les contrôles Kappa et les contrôles des pompiers sont autorisés ?

Suivant les règles établies par le collège des médecins-directeurs de l’INAMI dans le cadre du coronavirus COVID-19, Iriscare a décidé que les contrôles Kappa ne devront pas être effectués, afin d’éviter la propagation du virus. . Les contrôles Kappa ne reprendront qu’en date du 1er septembre 2020.  Sauf urgence, Les contrôles des pompiers ne sont pas non plus autorisés pour le moment. Si les consignes changent, nous vous les communiquerons au plus vite possible.

Est-ce que les services tels que coiffures, pédicures,… sont toujours autorisés ?

Si le prestataire est externe à l’établissement, il n’est pas assimilé à un visiteur essentiel et ne peut donc pas entrer dans l’établissement. Si le service est proposé en interne, il est conseillé d’éviter tout contact afin de limiter la propagation du coronavirus COVID-19.

Un résident revient de vacances. Peut-il réintégrer l’établissement ?

Oui, mais il est soumis à la règle des 14 jours d’isolement explicitée dans la FAQ et la circulaire. En outre, nous rappelons que les proches, considérés comme visiteurs non essentiels dans ce cas, ne sont pas admis dans l’enceinte de l’établissement.

Suis-je obligé de reprendre un résident qui revient d’une hospitalisation ?

Oui, c’est obligatoire afin de désengorger les hôpitaux. Cela concerne également les personnes hospitalisées (et ne pouvant retourner à leur domicile). Celles-ci doivent être accueillies même si ce ne sont pas d’anciens résidents. Il est cependant nécessaire de se référer à la  règle des 14 jours d’isolement comme défini dans cette FAQ ci-dessus.

Comment organiser la vie quotidienne en Résidence-Services ?

Les Résidences-Services sont assimilées à des habitats privés. Elles doivent donc appliquer les mêmes règles que celles dictées par le Fédéral à l’attention de tout citoyen. Conformément aux règles fédérales, les restaurants et cafétérias doivent être fermés. Il faut donc privilégier des alternatives (livraison,…).

La famille du résident peut-elle continuer à prendre en charge le linge ?

La famille est autorisée à continuer à reprendre le linge sale et rapporter le linge propre moyennant des modalités de retrait et dépôt que la direction met en place (ex. contenant fermé remis à un membre du personnel à l’entrée de l’établissement).

Comment les repas doivent-ils être organisés ?

Dans la mesure du possible, il est souhaitable de privilégier le service des repas en chambre, dans les institutions ne comptant pas de cas de COVID-19. Et ce, afin d’éviter une concentration de personnes à risque dans les espaces communs. Si l’institution compte ou a compté des cas de COVID-19 le service en chambre est impératif.

Quelle réaction suite au décès d’un résident et au souhait de la famille de vider sa chambre ?

Dans le cas du décès d’un résident non-suspect, et non COVID-19, la famille est autorisée au sein de l’établissement afin de vider la chambre et sous réserve d’appliquer les mesures suivantes :

  • Seuls deux membres de la famille peuvent avoir accès à la chambre et ce, sous la supervision d’un membre du personnel de l’établissement;
  • Une plage horaire doit être fixée avec l’établissement, afin de diminuer la probabilité d’entrer en contact avec des résidents.
  • Les précautions d’usage et d’hygiène doivent être prises afin d’éviter que des éléments contaminés n’entrent ou ne sortent de l’établissement (lavage des mains, lavage du linge, désinfection des objets,…

Dans le cas du décès d’un résident contaminé par le COVID-19, ou suspect, la procédure suivante est d’application.
Par ailleurs, les objets (bibelots, livres, etc) sont emballés dans des sacs plastiques. Les meubles appartenant aux résidents sont nettoyés selon la procédure ci-dessus. La famille pourra récupérer ces objets et les meubles 96 heures après le décès du résident.

  • Après ce délai, seuls deux membres de la famille peuvent avoir accès à la chambre et ce, sous la supervision d’un membre du personnel de l’établissement;
  • Une plage horaire doit être fixée avec l’établissement, afin de diminuer la probabilité d’entrer en contact avec des résidents.
  • Les précautions d’usage et d’hygiène doivent être prises afin d’éviter que des éléments contaminés n’entrent ou ne sortent de l’établissement (lavage des mains, lavage du linge, désinfection des objets,…

Est-ce que des résidents peuvent revenir en MR et MRS après un séjour en centre de revalidation ?

Non. Dans la mesure du possible, il faut éviter les transferts et, donc, le risque de propagation du virus. Il est préférable que les résidents restent au centre de revalidation jusqu’à nouvel ordre.

Est-ce qu’un résident de MR-MRS peut retourner dans sa famille ?

Dans la mesure du possible, les règles relatives au confinement s’appliquent aux maisons de repos et aux maisons de repos et de soins. Cela signifie qu’il doit y avoir le moins possible de va-et-vient de personnes non autorisées. Cependant, si des résidents et leur famille en émettent le souhait, nous laissons la possibilité pour ces résidents de retourner en famille, sous réserve de respecter strictement certaines conditions :

  • Cela concerne tous les résidents de maisons de repos et de maisons de repos et de soins, quelle que soit leur catégorie de dépendance;
  • Le retour en famille doit être mûrement réfléchi car il durera aussi longtemps que les mesures de confinement ne seront pas levées par une décision expresse de l’Autorité fédérale. Il ne pourra donc être question que le résident retourne dans la maison de repos parce que la famille est fatiguée ou qu’elle n’a pas les moyens de prendre correctement en charge son parent;
  • La maison de repos ou la maison de repos et de soins doit communiquer à la famille du résident le plan de soins exact de la personne voulant sortir;
  • Si le résident a été testé positif au COVID-19, l’établissement doit également communiquer à la famille les précautions sanitaires d’usage;
  • Toute famille qui souhaite reprendre un résident chez elle devra s’assurer elle-même du transport;
  • Afin de permettre la sortie du résident, et si toutes les conditions précédentes sont remplies, une décharge doit être signée par la famille;
  • En ce qui concerne la chambre, la famille a deux possibilités :
    • Soit il sera mis fin de commun accord à la convention d’hébergement (et la chambre devra être libérée par la famille). Dans ce cas, le coût de l’hébergement sera dû aussi longtemps que la chambre n’aura pas été libérée ;
    • Soit le résident conserve sa convention d’hébergement et continue en conséquence de payer son prix d’hébergement, moyennant ristourne possible qui aurait été autorisée à l’établissement. Dans ce cas, la chambre reste meublée. Cependant, il ne peut être exclu que la chambre ne soit, pendant la période de crise et pour d’impérieuses nécessités (sorties d’hospitalisation uniquement) occupée par un tiers. Au moment de venir rechercher le résident, la famille veillera à emporter tout bien qu’elle estimera précieux ; le tout sans provoquer de dérangement aux autres résidents.

Dans le cas du décès d’un résident, les bandagistes peuvent-ils récupérer le matériel d’aide à la mobilité que celui-ci louait ?

Dans le cas du décès d’un résident, si celui-ci louait du matériel d’aide à la mobilité (fauteuil roulant,…), les bandagistes sont autorisés à venir le récupérer. Cette récupération peut se faire, sous réserve de respecter certaines conditions :

  • Le matériel doit avoir été mis en quarantaine pendant trois jours avant la récupération. Et ce afin d’éviter une éventuelle contamination;
  • La récupération doit s’effectuer moyennant des modalités de retrait et dépôt que la direction met en place. Nous conseillons de privilégier la remise du fauteuil roulant dans le sas d’entrée et en limitant les contacts.
  • Les précautions d’usage et d’hygiène doivent être prises afin d’éviter que des éléments contaminés n’entrent ou ne sortent de l’établissement (lavage des mains, désinfection des objets,…).

Les bandagistes peuvent-il délivrer du matériel d’aide à la mobilité à un résident de maison de repos ?

Dans le cas de la délivrance de matériel d’aide à la mobilité (chaises roulantes,…) lorsque le résident en a absolument et immédiatement besoin, la signature des documents ad hoc peut être réalisée provisoirement par un membre du personnel de la maison de repos.

Iriscare peut-il donner à une famille inquiète des informations concernant la situation au niveau des contaminations dans une maison de repos ?

C’est le Service Prévention-Hygiène des Services du Collège réuni qui suit les chiffres par établissement sur base du questionnaire de Sciensano. Ces chiffres ne sont pas publics. Il est de plus difficile de donner un état des lieux précis de la situation COVID-19 dans un établissement étant donné qu’elle est évolutive.

Personnes handicapées

Les structures d’hébergement doivent-elles être fermées par mesure de précaution ?

Non, les structures d’hébergement doivent rester ouvertes, moyennant respect des règles et précautions d’hygiène prévues par la circulaire.

Quelles mesures doit prendre une structure qui est en sous-effectif ?

Pour les personnes handicapées qui peuvent rentrer en famille : favoriser cette piste, sauf si suspicion de COVID-19 au sein de la structure concernée.
Pour les personnes handicapées sans solution :
• Pour les asbl qui ont un centre de jour : faire appel à cette équipe de jour.
• Pour les asbl qui n’ont qu’un centre d’hébergement : réserve de recrutement + faire appel à la mise à disposition du personnel.

Nos résidents peuvent-ils continuer à fréquenter le centre de jour habituel (càd un centre de jour non lié au centre d’hébergement) ?

Nous demandons aux CJ de rester ouverts. Mais si l’association estime que le résident n’est pas en mesure de se conformer aux règles d’hygiène et autres mesures de précaution, elle peut décider de ne pas le garder en journée.

Les familles des résidents peuvent-ils encore entrer dans l’institution pour venir chercher la personne handicapée pour les retours en famille/retours en institution ?

Non. Seules les visites/sorties essentielles et vitales sont autorisées.

Qu’en est-il concernant l’admission de nouveaux résidents ?

L’admission de nouveaux résidents n’est plus autorisée. D’une part, pour éviter la concentration de personnes à risque. D’autre part, parce qu’il est impossible de pouvoir assurer le suivi complet d’un nouveau résident sans disposer d’informations suffisantes sur ses activités, ses déplacements et ses contacts durant les 14 jours précédant son arrivée.
Cette mesure ne concerne pas les personnes hospitalisées (et ne pouvant retourner à leur domicile). Celles-ci doivent être accueillies même si ce ne sont pas d’anciens résidents. Ce sont les seules admissions autorisées.

Qui faut-il considérer comme visiteur essentiel ?

Seules les visites vitales sont autorisées. Sont considérées comme visites essentielles : les visites du médecin ou d’une équipe médicale, ainsi que les proches dans certains cas précis (fin de vie, état de crise du résident,…)

  • Les volontaires sont admis sur décision de la direction à titre exceptionnel. Dans ce cas, ils doivent obtenir une autorisation exceptionnelle de la direction de l’établissement pour se rendre dans l’établissement. Ils doivent se soumettre aux précautions d’hygiène applicables aux membres du personnel;
  • En ce qui concerne les professionnels de la santé, ils sont entendus au sens de la Loi coordonnée du 10 mai 2015 relative à l’exercice des professions des soins de santé;
    Les visiteurs exceptionnellement autorisés qui présenteraient des symptômes ou seraient malades (quels que soient les symptômes ou la maladie) ne peuvent pas bénéficier de ces visites essentielles;
  • La tenue d’un registre de visites est obligatoire. Celui-ci doit reprendre les coordonnées des visiteurs (nom, prénom, adresse de domicile et téléphone);
  • Les visites d’officiers du culte sont autorisées, uniquement dans le cadre de la fin de vie d’un résident;
  • La visite des enfants de moins de 12 ans est interdite.

Quelle attitude adopter vis-à-vis des aides à l’alimentation ?

Si ces aides sont effectuées habituellement par le personnel de l’établissement, celui-ci doit poursuivre ces tâches en tenant compte des mesures en vigueur. Si ces aides sont effectuées par des personnes externes (volontaires), elles sont admises sur décision de la direction à titre exceptionnel. Dans ce cas, les visiteurs doivent obtenir une autorisation exceptionnelle de la direction de l’établissement pour se rendre dans la MR-MRS Ils doivent se soumettre aux précautions d’hygiène applicables aux membres du personnel.

Est-ce que l’interdiction des sorties non essentielles concerne uniquement les activités organisées par l’établissement ?

Non, la circulaire stipule que les établissements résidentiels doivent « Interdire les sorties non essentielles (coiffeur, visites de contrôle chez le médecin, vacances, excursions…) ». Il n’est donc pas uniquement question des sorties non essentielles organisées par l’établissement mais bien de l’ensemble des sorties, en ce compris les sorties individuelles (courses, promenade, visite de proches,…). De ce fait, il n’est donc pas non plus possible qu’une famille emmène son proche pour une sortie. Seules les sorties vitales sont encore autorisées.

Quelle attitude prendre vis-à-vis des prestataires de soins de santé extérieurs visés dans la loi du 10 mai 2015 relative à l’exercice des professions de soins de santé qui viennent habituellement en centre ? Sont-ils assimilés à des visiteurs ?

Non, ils peuvent continuer leurs prestations. Ils doivent alors se conformer aux règles et précautions d’hygiène applicables aux membres du personnel de l’établissement.

Quelle attitude vis-à-vis des rendez-vous médicaux à l’extérieur ?

Pour tout rendez-vous médical, il est demandé de contacter le médecin traitant pour vérifier si ce rendez-vous est estimé nécessaire. Dans l’affirmative, il entre dans le cadre des visites essentielles. Toutes les précautions d’hygiène de base doivent être prises et dans le chef du résident et dans le chef des soignants qui l’accompagnent. La charge du transfert vers le rendez-vous médical revient à l’établissement (et pas aux familles ni aux bénévoles).

Les professionnels externes tels que kiné qui était mandaté par les familles pour traiter un résident âgé dépendant pourront-ils continuer à intervenir ?

Oui, les kinés sont des prestataires de soins extérieurs au sens de l’Annexe II de l’arrêté du Collège réuni du 3 décembre 2009 fixant les normes d’agrément auxquelles doivent répondre les établissements d’accueil ou d’hébergement pour personnes âgées et précisant les définitions de groupement et de fusion ainsi que les normes particulières qu’ils doivent respecter, qui vise déjà la possibilité pour une MR de recourir à des prestataires extérieurs qui sont assimilés à des membres de personnel. Pour ces prestataires extérieurs, les règles applicables aux membres du personnel le leur sont également.

Est-ce que les services tels que coiffures, pédicures,… sont toujours autorisés ?

Si le prestataire est externe à l’établissement, il n’est pas assimilé à un visiteur essentiel et ne peut donc pas entrer dans l’établissement. Si le service est proposé en interne, il est conseillé d’éviter tout contact afin de limiter la propagation du coronavirus COVID-19.

La famille du résident peut-elle continuer à prendre en charge le linge ?

La famille est autorisée à continuer à reprendre le linge sale et rapporter le linge propre moyennant des modalités de retrait et dépôt que la direction met en place (ex. contenant fermé remis à un membre du personnel à l’entrée de l’établissement).

Quelles mesures doit prendre une structure qui est en sous-effectif ?

Pour les personnes handicapées qui peuvent rentrer en famille : favoriser cette piste, sauf si suspicion de COVID-19 au sein de la structure concernée.
Pour les personnes handicapées sans solution :

  • Pour les asbl qui ont un centre de jour : faire appel à cette équipe de jour.
  • Pour les asbl qui n’ont qu’un centre d’hébergement : réserve de recrutement + faire appel à la mise à disposition du personnel.

Santé mentale

Si un patient est infecté, il devra être mis en quarantaine dans une maison le plus souvent communautaire. Comment faire ? Impossible de le consigner en chambre puisque il doit pouvoir utiliser les sanitaires et se nourrir dans des communs partagés avec d’autres. Quelle solution ?

Chaque institution est tenue de prendre des dispositions afin que cette mesure d’isolement puisse être mise en œuvre :
• Aménagement d’une pièce de vie en chambre d’isolement
• Utilisation des chambres non occupées;
• Déménagement temporaire d’un bénéficiaire.
• …

Nous comprenons que cette situation puisse être déstabilisante, mais elle est nécessaire pour la sécurité de vos bénéficiaires.

Le respect des mesures qui concernent les visiteurs (lavage des mains, registre des visites) et des restrictions de sortie est difficile à contrôler dans le secteur IHP, dans la mesure où les bureaux des équipes ne se trouvent pas nécessairement à proximité des lieux de vie.

Les consignes de prévention doivent être affichées dès l’entrée de l’IHP. Concernant les visites : Les visites doivent être limitées au strict minimum essentiel pour assurer l’équilibre du bénéficiaire. Les exceptions du secteur résidentiel s’appliquent également : patients palliatifs, fin de vie, situation de crise. Concernant les restrictions de sortie : Le service doit être organisé de manière à assurer au maximum les restrictions de sortie.

La mesure d’isolement des personnes revenant de l’hôpital s’applique-t-elle uniquement en cas d’hospitalisation pour problème respiratoire ou aussi pour autre problème somatique et hospitalisation psychiatrique ?

Cette mesure s’applique à tous les résidents (pas uniquement aux cas de suspicion ou de contamination avérée). Si l’un des résidents revient d’une consultation ou d’une radio dans un hôpital, il est donc également visé par cette mesure.

Peut-on maintenir les réunions d’équipe nécessaires pour assurer la continuité des soins ?

Il est recommandé d’utiliser des techniques de réunion à distance dans la mesure du possible. Si la réunion physique est indispensable, appliquer les règles d’usage limitant les contacts : limiter la durée de la réunion au strict nécessaire et au personnes nécessaires. Aérer la pièce, nettoyer régulièrement les surfaces en contact, prévoir suffisamment d’espace entre les personnes assistant à la réunion, lavage des mains disponible, dès qu’une personne a des symptômes d’infection respiratoire elle doit s’isoler et consulter son médecin.

 

Revalidation

Si un membre du personnel est contaminé par le COVID-19 et écarté, doit-on fermer le centre de réadaptation ? Doit-on procéder à une désinfection ?

Pour le moment, vous pouvez considérer que l’écartement des personnes concernées est à ce stade suffisante. Les instructions usuelles s’appliquent à tous les autres membres du personnel, patients, visiteurs. Vous devez porter une attention particulière aux personnes immunodéprimés. Les visiteurs sont interdits. Voir les règles du secteur résidentiel pour les exceptions.

Qui va décider du maintien de notre activité ou de la fermeture de notre centre et comment en serons-nous informés ?

A ce jour, il est décidé de maintenir l’activité de votre centre. La décision d’une éventuelle interruption de l’activité serait prise par les autorités et vous seriez tenu au courant de l’évolution de la situation par Iriscare.

Doit-on continuer l’accompagnement téléphonique des patients des centres de revalidation ?

L’accompagnement téléphonique des patients qui en ont besoin doit être assuré par les centres de revalidation. Les conventions conclues avec Iriscare prévoient le financement de cette activité dans le forfait normal, et l’accompagnement téléphonique des patients est donc déjà financé. Pour rappel, Iriscare cherche activement des solutions pour réduire au maximum l’impact financier de la baisse de fréquentation des centres. L’accompagnement téléphonique des patients restera donc financé et doit être réalisé, l’objectif étant notamment d’éviter autant que possible des situations qui conduiraient à l’hospitalisation de certains patients pour des raisons autres que le coronavirus.

 

Répit

Si un membre du personnel est contaminé par le Covid19 et écarté, doit-on fermer le centre de réadaptation ? Doit-on procéder à une désinfection ?

Sans préjuger d’autres instructions officielles qui viendraient compléter celles actuellement en vigueur, vous pouvez considérer que l’écartement des personnes concernées est à ce stade suffisante. Les instructions usuelles s’appliquent à tous les autres membres du personnel, patients, visiteurs. Vous devez porter une attention particulière aux personnes immunodéprimés.
Il n’est pas nécessaire de procéder à une désinfection mais il faut redoubler d’attention dans l’application des règles de distanciation, d’hygiène des mains et de nettoyage des surfaces. Toutes les personnes qui ont été en contact avec la personne malade doivent se surveiller pendant dix jours et s’isoler si elles développent des symptômes compatibles avec une infection par le covid-19.